20 mars 2008

Grandes et petites jonctions



En cherchant sur le web des informations sur Grande Jonction de Dantec, je suis tombé sur 3 blogs assez riches :
http://systar.hautetfort.com/about.html
http://carnetsdejlk.hautetfort.com/maurice_g._dantec/

http://stalker.hautetfort.com/archive/2006/09/02/grande-jonction-de-maurice-g-dantec.html

Pour ajouter ma petite note aléatoire au chaos, je m'associe à cette dénonciation des tics ado de l'écrivain, na ! qui gênent et ridiculisent le récit (flic fumant un joint, phrases en anglais idiotes et autres interminables détails verbeux révélant sa fascination pour les armes etc.) et son obsession haineuse, névrotique pour l'Ennemi de la civilisation occidentale, incarné par tout se qui porte barbe (et même barbe ET uniforme nazi !!! nuance ! ) ou tout ce qui est hérétique, dans le sens premier (catholicisme). Ou même le détail macabre, ambigu et finalement gratuit (on achève les blessés pour défendre jusqu'au bout une tonne d'écrits patristiques, vantant la filiation divine du prochain, je sais il y a un petit procès dans le récit par la suite, mais les faits sont là, les chrétiens passent pour des doux rêveurs, qu'il faut protéger contre eux-mêmes; vivent les moines soldats!). Pourtant, une autre limite est atteinte si on situe G J par rapport à la musique. C'est un aspect de l'oeuvre qui n'est pas clairement analysé par les profils littéraires et philosophes qui décortiquent à longueur de blog ses textes. Chez Dantec l'art des sons se résume à la planète rock, à la chanson, à la guitare. Pourtant il en parle, décrit et donne envie d'écouter autre chose que cette musique (en devenir, selon le sens krautrockeu). Il parle en fait de la musique comme d'un art des sons, incarnation de l'électricité première, pure énergie méta truc ou quelque chose comme ça, qui devrait tout plutôt à l'électroacoustique qu'a la vibration rockeuse et mélodique, génératrice de stars en mal de piscine en forme de guitare. Oui, l'ado Dantec doit encore grandir et grandir et grandir, on aimerait qu'il écoute des CD de chez Metamkine, qu'il lise moins de flores illustrées et plus Dostoïevski. Ca viendra surement, le temps de se désaccoutumer d'un certain Richard Pinhas le psychédélique maître à penser, docteur en philosophie, qui semble être son ultime référence musicale, le temps de suivre le chemin entrevu avec la 3eme symphonie de Gorecki ou avec Mahler... un chemin, on l’espère, pacifié...

Sauf si la musique électro/concrete/acousmatique reste pour lui le signe de la dégénérescence machinique de l'occident, une sorte de méta-musique à l'image d' une métastructure déshumanisante, aux évolutions et updates tragiques. Va savoir. La technologie, réservoir à fantasmes, fascine souvent ceux qui la détestent.


A+

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